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Science moderne et Tradition orientale

PARALLELE ENTRE LA SCIENCE MODERNE

ET

LA TRADITION ORIENTALE

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PROLOGUE

L’exposé ci-dessous constitue le second volet d’un collectif de recherche qui s’est tenu à Angers en 1988. La première partie fut réservée à une présentation générale des principes fondamentaux de la physique quantique et de leurs implications - largo sensu – dans la modernité des sciences contemporaines. Le troisième volet tenta d’établir un pont entre microphysique et astrophysique en soulignant fortement la nécessité d’un changement de paradigme dans la vision que nous nous faisons de nos sociétés, du monde et de l’univers…

Suite à cet énoncé des concepts fondamentaux de la physique, la tâche me revient d’escalader le versant de la pensée intuitive, partant, d’appréhender le point asymptotique de ce thème de réflexion et qui devrait relier, sans les confondre, les résultats de l’investigation scientifique de pointe et l’expérience multimillénaire des grands Sages de l’Orient.

Mais auparavant, je souhaiterais, en usant de l’aphorisme et de l’épigramme, me faire le porte-voix de l’ancienne Sagesse orientale. En effet, si nous avions l’honneur de compter parmi nous, ce soir, un Maître chinois ou un Maître Zen, il nous dirait probablement :

« A quoi bon perdre votre temps et celui des autres en discussion philosophique, en spéculation dépourvue de sens, sur ce que les Sûtras appellent « Shunyâtâ », c’est-à-dire l’expérience directe de la Réalité ultime ! « 

Qui se souvient du conseil de Bodhidharma ?

« Ne te laisse pas ensevelir par les mots ;

ensevelis-les plutôt toi-même. »

De même telle est l’exhortation cinglante de Kanha que l’on retrouve dans l’Hommage au Vajradhara :

« Secoue les lettres jusqu’à devenir illettré. »

Voyez-vous, nous sommes déjà plus ou moins sur la bonne longueur d’onde, la moindre phrase suffisant parfois à nous « moucher le cerveau », autrement dit à le débarrasser de son opacité, lui permettre de respirer.

Je pourrais encore me référer au Sage de l’Inde qui répondait, à qui lui demandait :

« Qui sont vos Maîtres ?

- Le vent et la putain, la vierge et l’enfant, le lion et l’aigle. »

Dans la même veine, et à travers les mots de William Blake, la poésie occidentale nous renvoie l’écho de la cosmopoésie de l’Orient :

« Le rugissement des lions, le hurlement des loups, la rage de la tempête… sont des portions d’éternité trop grandes pour l’oeil de l’homme. »

Toutes ces réponses péremptoires à la critique pédagogique exigent en vérité un élargissement considérable de notre champ de vision doublé d’un affranchissement des anthropomorphismes puérils qui nous accablent. Dans ce contexte, il faut souligner que la vérité essentielle de la pensée orientale issue du Tao, du Zen, du Bouddhisme Mahayana ou des Yoga Sûtra, entre autres exemples, ainsi que de toute expérience poétique véritable, s’appuie sur la notion expérimentale et interpénétrante de l’Insight dont le thème central représente l’unité et l’interdépendance de tous les phénomènes, décrites de façon vivante dans l’état d’Eveil ou d’Illumination intérieure. A ce stade, lorsque les contours définis de l’individualité s’évanouissent, les mots ne peuvent plus rendre compte du Réel perçu « ici et maintenant » dans la vérité totalisante de l’être et du cosmos.

C’est pourquoi, je me demande s’il n’est pas présomptueux de notre part, de vouloir conceptualiser et formuler ce qui, par essence, « mérite d’être » selon la formule de Lao-Tseu. Ou encore, comme le disait si pertinemment son homologue Tchouang-Tseu :

« Si l’on pouvait en parlait, chacun l’aurait dit à son frère. »

En pareil cas, ne vaudrait-il pas mieux passer outre et s’occuper d’autre chose ?

- Non, assurément !

Avant d’aller plus loin, qu’il soit bien clair que je ne suis nullement qualifié pour démontrer les concepts fondamentaux de la nouvelle physique. En revanche, si je suis habilité, selon les critères de ma profession, à parler de l’Orient, je vous saurai gré toutefois de bien vouloir écarter l’idée de voir en moi un mystique accompli.

Mystique… le mot est lâché ! Pardonnez-moi. Pourtant, maintes fois ce soir, il sera fait référence à la mystique, et il me plairait, sans plus tarder, de dissiper quelque malentendu sur ce mot par trop galvaudé et entaché de connotations peu ragoûtantes. Les mystiques ne sont pas des Anges éthérés qui « euphorisent dans les cieux »... n’est-ce pas ? Ou qui cultivent candidement je ne sais quel « sentiment océanique » dans le genre de « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ». Au risque de contrarier certaines idées bien apprises, il convient de rappeler que le mot mystique, en dehors de tout sens commun, suggère l’expérience immédiate et non verbale de la réalité, cette expérience mystique – appelons-la par son nom – dépassant infiniment le domaine de la pensée conceptuelle et du langage discursif. Littéralement, le mystique est celui qui se tient muet devant la Réalité ineffable et indicible. Cela concerne autant le physicien « néo-gnostique » que le contemplatif, qui reconnaissent mutuellement que toute description verbale de la Réalité ne peut être qu’approximative et incomplète.

Cela dit, notre propos de ce soir, dont l’objet est d’établir un parallèle entre la Science moderne et la Tradition orientale, mérite de retenir toute notre attention, car la perspective d’une rencontre possible entre l’épistémè et la gnôsis, entre la ratio et l‘intuitio, ne peut que nous inviter à réviser de fond en comble la conception dualiste que nous avons, et de nous-même et de l’univers, conception bourgeoisement fondée sur une vision mécaniste et fragmentée du monde.

La raison qui nous a incité à prendre ce risque est double.

Tout d’abord, honorer, par l’intérêt que nous attachons à ce thème, la quête des physiciens les plus illustres qui mirent en évidence l’unité et l’interdépendance de tous les phénomènes au sein de la nature intrinsèquement organique et dynamique de l’univers. Nous retrouvons cette conception holistique du monde dans l’Ecole Avatamsaka Sûtra du Bouddhisme Mahayana, et selon laquelle, l’homme éveillé perçoit le monde comme un réseau parfait de relations mutuelles. Je reviendrai sur ce point.

En second lieu, convaincre notre esprit binaire de la relativité et de l’impermanence de toutes choses, y compris, naturellement, de notre propre moi. A dire le vrai, le malheur pour l’être humain provient du fait qu’il ignore tout de son essence véritable et intemporelle ; il est entièrement prisonnier de l’étau du temps, de la durée, de la continuité.

Ce conditionnement fondamental a conduit l’homme dans la situation dramatique d’une méprise généralisée et inconsciente, « la partie se prenant pour le tout », ce qui, radicalement, est contraire à la notion de « tout en chaque chose et chaque chose en tout » enseignée par les principales Ecoles de spiritualité orientale, cette notion étant également formulée en physique moderne dans le contexte de la théorie scientifique du « bootstrap ». Pour faire le pendant avec cette hypothèse, je voudrais évoquer en passant la métaphore du « filet d’Indra » décrite dans le Sûtra Avatamsaka auquel je faisais allusion il y a un instant, cette métaphore étant bien évidemment expérimentée par les bouddhistes du Mahayana :

« On dit que dans le Paradis d’Indra, il y a un treillis de perles, disposé de telle manière que si vous en regardez une, vous y voyez le reflet de toutes les autres. De même, chaque objet du monde n’est pas seulement lui-même mais comprend tous les autres et contient véritablement tout le reste. Dans chaque particule de poussière sont présents d’innombrables bouddhas. »

Puisse donc ce thème de réflexion montrer comment Science et Tradition se relient dans la reconnaissance d’une Réalité indivisible nommé Brahman dans l’Hindouisme, Dharmakaya dans le bouddhisme, Tao dans le taoïsme… Réalité nommée encore « champ unitaire de création pure, autogène et a-causal » par les théoriciens les plus audacieux de la physique intranucléaire qui, disons-le, n’ont jamais manqué de rendre hommage aux formes les plus dépouillées de la pensée bouddhique, du yoga, du taoïsme et du zen.

Dans l’immédiat, et à la lumière des connaissances acquises en physique et des témoignages des Sages orientaux, je ferai un premier constat.

Une grande confusion semble régner dans les esprits :

     La matière n’est pas ce que nous pensons

     L’esprit n’est pas ce que nous croyons

Il est opportun de rapporter ici ce que disait le professeur Robert Oppenheimer :

« Le monde défini par les sens est simplement un monde d’apparences. »

 Cette déclaration de l’un des plus éminents physiciens rejoint les deux plus importants concepts de la mythologie et de la philosophie indiennes. Dans l’imagerie de l’hindouisme, en effet, la dure réalité de notre monde est perçue comme la  « scène de lila » où se déroule le jeu cosmique de la divinité. Le concept de Lila est inséparable de celui de Maya, ce qui ne signifie pas que le monde soit une illusion, mais que l’illusion réside seulement dans notre point de vue forgé par la conscience ainsi que dans les limitations de notre appareil psychosensoriel.

Il n’est pas inintéressant non plus de corréler le terme Brahman issu du verbe Brih – qui signifie croître – et le vocable Tantra dont la racine sanskrite contient le sens de « tisser ». Pour les hindous, Brahman représente la trame du tissu cosmique, notion qui joue également un rôle central dans le bouddhisme tantrique. Le mot Brahman suggère l’idée de croissance. Brahman évoque ainsi le fond ultime de toute existence de même que la réalité dynamique et vivante de l’univers associée à son mouvement perpétuel, informe, Brahman transcendant toutes les formes existantes. Ces notions constituent le thème majeur des Upanishads de l’Inde.

Cette idée d’un principe dynamique inhérent à l’univers se retrouve dans le Rig-Véda qui utilise un autre terme, le mot rita« bouger » – et dont le sens premier semble se rapporter au « cours des choses ».  Les Sages chinois, qui voyaient le monde à la lumière du flux et du changement, ont exprimé la même idée, car le Tao est la voie dans laquelle oeuvre l’univers.

Or, l’image d’une étoffe cosmique émerge de la physique quantique qui a aboli la notion d’objets séparés et introduit celle d’un univers de participation où sujet et objet fusionnent en un ensemble indifférencié et unifié. Ainsi, en dévoilant l’interconnexion de tous les phénomènes, la physique atomique moderne a accompli un grand pas vers la vision du monde des mystiques orientaux. Je crois savoir que ces notions seront largement commentées tout à l’heure dans la troisième partie de notre collectif de réflexion.

Dans la vision hindoue de la nature et de l’univers, toutes les formes sont relatives et inconstantes : la solidité du rocher n’est qu’un mirage électronique et notre corps n’est que l’image fossilisée d’un tourbillon de particules. Si notre corps physique semble durer dans son apparente identité, il reste avant tout le lieu de phénomènes rythmiques toujours changeants.

Quant à la souffrance, véritable pierre de touche de la réalité, peut-être n’est-elle qu’une hypnose induite par un sens aigu de la séparation ou par le poids de la « nostalgie » d’une rupture originelle. Mais s’agit-il vraiment d’une séparation ? Ce n’est pas certain, car rien n’est séparé, si ce n’est notre conscience « cubique » qui a fini par oublier qu’un lien extraordinaire l’unit à l’ensemble cosmique dans un mouvement inimaginable où se confondent l’extérieur et l’intérieur, le visible et l’invisible, l’infiniment petit et l’infiniment grand

Le Yoga, qui signifie unification, a toujours cherché à abolir toute souffrance, car ce que propose en premier lieu cette discipline, c’est la réalisation du Maithuna, c’est-à-dire le « mariage des contraires » cessant ainsi d’être perçus contradictoirement.

Je voudrais aussi souligner très rapidement la place centrale occupée par le dieu Shiva dans la philosophie orientale. Shiva Nataraja nous rappelle que les multiples formes dans le monde sont maya - illusoires et constamment changeantes – tandis qu’il continue à les créer et à les dissoudre dans le flux incessant de sa danse… Danse continuelle créant et détruisant sans fin des systèmes d’énergie et entraînant l’univers entier qui nous montre le spectacle de milliards de naissances, d’épanouissements et de morts. Tandis que des univers et des êtres se font, d’autres univers et d’autres êtres se défont. Tandis qu’en certains endroits, de la matière se fait, en d’autres endroits, de la matière se défait. Ceci a été merveilleusement illustré par le concept du Samsara.

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Dans la troisième partie du thème de ce soir, ces notions seront reprises et mises en parallèle. Il sera question également de la réalité multidimensionnelle des particules interprétée par la physique relativiste, réalité qui représente un champ d’expérience concret dans la méditation orientale.

Dans l’Isha Upanishad, rattachée au Yajur-Véda et considérée comme une des plus anciennes et des plus importantes de toutes les Upanishads, nous lisons au verset 5 :

« Cela est en mouvement, Cela est sans mouvement ;

Cela est lointain, Cela aussi est proche ;

Cela est au-dedans de ce tout ;

Cela aussi est hors de ce tout. »

Encore une fois, un parallèle s’impose entre la Science occidentale et l’antique Sagesse orientale.

La prospective patiente et mesurée de la physique particulaire dite classique, science de la matière par excellence, a paradoxalement dématérialisé la réalité physique, en nous révélant, de surcroît, la fragilité de nos perceptions sensorielles.

Le mystique parvient à la même conclusion dans sa méditation en démantelant l’apparente séparativité des êtres et des choses ainsi que les notions classiques d’objets solides.

En conséquence, il y a donc nécessité d’un réajustement intérieur et d’un rétablissement fondamental dans la façon selon laquelle nous nous rapprochons, aussi bien de nous-même que des êtres et des choses. Tout homme normal, ou du moins réputé comme tel, se considère à priori comme une entité existant par elle-même, comme centre du monde et seul acteur de sa vie présente, de sa conscience, de ses actes, de ses perceptions.

Or, le sentiment d’une certaine solidité psychologique de notre conscience personnelle, de même que l’impression d’être une entité autonome, constituent un contresens qui nous fait partir dans une fausse direction… une direction périphérique et surfacielle. C’est à partir de là que nous prenons un mauvais départ. Nous nous situons d’office au centre de toute chose et nous nous considérons comme sujet regardant le reste de l’univers comme objet. En vérité, nous vivons à l’envers dans un envers.

Le sens véritable, au contraire, consisterait à situer le point de départ dans l’endroit unique de l’univers, qui est l’endroit réel des êtres et des choses. Cet endroit du monde est lui-même conscience cosmique, intemporelle, autogène, existant par lui-même. C’est à ce niveau, et à ce niveau seulement que se situe le « Sujet » suprême, en regard duquel notre pseudo-égo endormi revêt un caractère d’imposture et d’arrogance quelque peu ridicule et déplacé.

En ce sens, nous n’existons pas. C’est la présence absolue de cette conscience cosmique omnisciente qui nous fait exister. En d’autres termes, nous n’existons que par la présence du « champ unitaire de création pure », océan de protomatière doué d’une intelligence radicalement autre, dépassant notre entendement humain.

Telle est la prise de position adoptée par les physiciens et les divers savants de renommée internationale, attitude qui confirme de façon remarquable la « posture ontologique » des grands Maîtres de l’Advaïta Vedanta et la célèbre formule du philosophe non-dualiste Shankaracharya :

TAT TVAM ASI… Cela, tu l’es toi aussi…

… dialectique selon laquelle seule existe la Réalité suprême et homogène – Brahman – qui transcende le monde des apparences.

Parmi les notions fondamentales de la philosophie orientale figurent également les concepts d’espace et de temps considérés par les mystiques orientaux comme relatifs, limités et illusoires. Les notions conventionnelles d’espace et de temps seraient reliées à des états particuliers de la conscience.

Dans un texte bouddhiste, par exemple, nous lisons ceci :

« Il fut enseigné par le Bouddha, ô moines, que le passé, l’avenir, l’espace physique et les individus ne sont rien que des mots, formes de la pensée, termes du sens commun, seulement des réalités superficielles. »

Sur le terrain de la physique relativiste et expérimentale, les conceptions d’espace et de temps se sont « évanouies comme des ombres ». Je ne fais que reprendre les mots de Minkowski formulés en 1908.

Désormais, l’espace en soi et le temps en soi semblent s’estomper davantage. A la suite de recherches sur la notion d’antiparticule et des travaux de Fred Hoyle sur le « champ de création pure », on envisage une annihilation pure et simple du temps.

Certains physiciens – je pense en particulier aux auteurs du fameux paradoxe EPR – en arrivent ainsi  à se demander si le temps n’est pas qu’énergie dégradée. Selon eux, et au niveau ultime des profondeurs de la matière, il n’y a plus, ni temps, ni espace, ni causalité, ni masse… L’hyper-espace du champ unifié de la relativité générale est rigoureusement intemporel. Dans ce domaine, les mots tels que avant, après, proximité, éloignement ont perdu toute signification.

Pour prendre un exemple, ne serait-ce qu’au niveau atomique, demandez-vous combien de temps un électron de n’importe quelle molécule de notre organisme reste identique à lui-même ?

- Pas même un quantum de temps !

C’est la raison pour laquelle, Schrödinger, éminent physicien et adepte de la méditation orientale, déclarait :

« Comment pourrais-je parler de mon « moi » puisque je ne suis à aucun moment identique à moi-même. »

Sur la base d’une vision organique du monde qui semble relier la physique moderne et la pensée orientale, je souhaiterais enfin conclure brièvement ce propos.

D’aucuns, parmi vous, s’étonneront peut-être de l’importance exclusive accordée à la spiritualité orientale tout au long de cet exposé. En vérité, cette vision holistique et moniste du monde ne se limite pas à l’Orient ; elle émerge également dans certains courants de pensée de la philosophie occidentale.

C’est pourquoi, je ne voudrais pas conclure sans avoir rendu hommage aux Sages présocratiques de l’Ecole de Milet en Ionie et dont les conceptions étaient très proches de celles des anciennes philosophies indienne et chinoise ainsi que de la Sophia originelle, c’est-à-dire de la Tradition de la Grande Déesse-Mère primitive.

Au VIème siècle avant notre ère, Thalès de Milet déclarait que « toutes les choses sont pleines de Dieu et que la matière est vivante », conceptions qui seront énoncées plus de 2000 ans plus tard chez Giordano Bruno, Spinoza, Gérard de Nerval et chez les gnostiques de l’Allemagne romantique.

Héraclite d’Ephèse croyait lui aussi en un monde de perpétuel changement, d’éternel devenir, à un dynamisme de créations sans fin renouvelées.

Héraclite pensait que tous les changements dans l’univers provenaient de l’interaction dynamique et cyclique des contraires, dont il soulignait l’unité nommée Logos.

Cette unité fut rompue avec l’Ecole des Eléates et son Maître Parménide d’Elée, celui-ci soutenant l’existence d’un Principe divin, unique et invariable. Ce Principe fut ultérieurement conçu comme un Dieu intelligent, personnel et extraterritorial qui dirige l’univers. Ainsi commença un courant de pensée qui conduisit, finalement, à la séparation de l’esprit et de la matière, au dualisme qui caractérise aujourd’hui la religion et la philosophie occidentale. On connaît la suite…

Je laisse le soin maintenant, à mon successeur, d’ouvrir de nouveaux champs de réflexions ; en guise de relais, j’aimerais lui confier cette pensée de Niels Bohr :

« Parallèlement aux leçons de la théorie quantique, nous devons nous tourner vers les problèmes épistémologiques auxquels déjà les penseurs comme le Bouddha et Lao-Tseu ont été confrontés, en essayant d’harmoniser notre situation de spectateurs et acteurs dans le grand drame de l’existence. »

   Juin 2013

   Gabriel Plessis alias Gaby le Thélémite

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